Dec 20, 2008

Une nouvelle étude révèle que les filles ont naturellement 60 % de graisse de plus que les garçons

 

Pour la première fois, des courbes de référence relatives aux graisses corporelles spécifiques aux filles et aux garçons doivent être ajoutées aux graphiques standard par centile de l'IMC et du tour de taille, au Royaume-Uni.     Ces nouvelles courbes de référence destinées aux professionnels de santé proviennent d'une étude* menée pendant deux ans sur près de 2000 enfants âgés de 5 à 18 ans qui a révélé une différence très nette de développement graisseux entre les sexes.

L'un des auteurs, le Professeur Andrew Prentice, du MRC International Nutrition Group, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, explique :

« Ces nouvelles courbes ont une importance significative car pour la première fois, nous disposons d'une méthode simple et efficace pour affiner la mesure de la graisse corporelle chez l'enfant. Les courbes soulignent une différence entre les sexes qui était évidente après la puberté, où elle est très marquée. Les filles continuent d'accumuler de la graisse, alors que les garçons gagnent en muscle et en tissus maigres. À 18 ans, les filles ont proportionnellement 60 % de graisse de plus que les garçons, avec des taux de graisse corporelle respectifs de 24,6 % et de 15 %. »

L'étude indique que bien que l'IMC (indice de masse corporelle) soit largement utilisé étant donné qu'il s'agit d'un outil simple et utile pour mesurer le rapport taille/poids chez l'enfant, cette méthode a ses limites en ce qui concerne l'évaluation de la croissance et du développement normal, ce qui peut entraîner une mauvaise classification. Contrairement à la bio-impédance, sur laquelle repose cette étude, l'IMC ne permet pas de faire la distinction entre les tissus graisseux et les tissus maigres, en cas de surpoids. Les nouvelles courbes mesurent directement la graisse, composant du surpoids spécifiquement responsable des problèmes de santé.

Un autre auteur, le Dr David McCarthy, de l'Institute of Health Research & Policy, à la London Metropolitan University présentera officiellement ses résultats le mercredi 7 septembre lors d'un colloque international à l'Université de Southampton**, à l'occasion de la première présentation de l'étude au Royaume-Uni.

Un autre auteur de l'étude, le Dr Susan Jebb, Chef du service Nutrition et santé au MRC Human Nutrition Research ajoute :

« Les graphiques existants basés sur l'IMC ne révèlent pas ces importantes différences entre les sexes et les changements naturels qui se produisent au cours de la croissance et du développement. Les représentations par centile de la masse graisseuse vont au-delà de l'IMC pour donner une évaluation plus précise de la composition corporelle, et donc des risques pour la santé qui en découlent. En représentant la masse graisseuse d'une enfant sur un graphique par centile (dans l'idéal, sur une longue période), les professionnels de santé pourront évaluer le risque d'obésité et contrôler l'impact du traitement. »

Le Dr Ian Campbell, président du National Obesity Forum ajoute :

« L'évaluation du poids chez l'enfant est l'un des principaux obstacles que rencontrent les praticiens lorsqu'ils doivent conseiller les enfants et leurs parents. De plus, ceux qui se sont trop souvent démoralisés en montant sur une balance peuvent désormais se réjouir de l'arrivée de l'analyseur de composition corporelle et cela pourra aider de nombreux enfants à reprendre un programme de gestion du poids. Les enfants en surpoids sont largement ignorés par le système de santé en Grande-Bretagne et les professionnels de santé se trouvent maintenant dans une position d'influence. J'espère que ce rapport donnera aux médecins toute l'assurance nécessaire pour évaluer les enfants et les jeunes en surpoids. »

Dans l'attente d'une promotion nationale par la Child Growth Foundation ciblant les professionnels de santé, ces nouvelles courbes seront totalement efficaces lorsqu'elles seront utilisées avec un analyseur de composition corporelle par segmentation Tanita BC-418MA, qui a été un élément clé dans cette étude.

Les analyseurs de composition corporelle Tanita utilisent l'analyse d'impédance bioélectrique (BIA) pour mesurer indirectement la composition corporelle. Un signal électrique inoffensif est envoyé dans le corps au biais de patchs situés sur le plateau de pesée et des électrodes portatives, logées dans un appareil autonome. Cet examen simple et non-invasif, qui ne prend pas plus de 30 secondes par patient, fournit des données cohérentes et précises. 

La BIA repose sur le principe que les tissus maigres, comme les muscles et le sang, contiennent une grande quantité d'eau et d'électrolytes. Ils constituent ainsi de bons conducteurs pour les signaux électriques. En comparaison, les tissus graisseux sont anhydres et présentent ainsi une résistance à la circulation du signal électrique. Des proportions importantes de masse graisseuse donnent une valeur d'impédance élevée et correspondent à des taux élevés de graisse corporelle.

Aujourd'hui, la méthode de BIA de Tanita est reconnue comme l'une des meilleures au monde pour l'analyse pratique de la composition corporelle.

*Jebb S, McCarthy D, Fry T, Prentice AM (2004).  New body fat reference curves for children. Obesity Research. (NAASO Suppl), A156.

**Présentation orale par David McCarthy lors du 7ème symposium international sur les études in vivo sur la composition corporelle, Institute of Human Nutrition, University of Southampton

Pour obtenir un entretien ou plus d'informations

Contactez :  Jo Greaves   E-mail :jo@decent-exposure.co.uk       Tél :  01243 371 584


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